Dans le domaine de la gestion des risques industriels et de la protection de l’environnement, la terminologie peut parfois porter à confusion. On parle souvent de « réserves d’eau », mais savez-vous qu’il existe une différence fondamentale entre la réserve incendie et la réserve d’eau d’extinction ?
Bien qu’elles interviennent lors du même sinistre, leurs fonctions sont diamétralement opposées.

La Réserve Incendie : l’outil de lutte
- C’est la réserve « offensive ». Qu’il s’agisse d’une citerne souple ou d’une citerne acier galvanisé, son rôle est de fournir l’eau nécessaire aux pompiers. Elle constitue le stock de sécurité indispensable pour alimenter les lances et maîtriser les flammes rapidement, protégeant ainsi les infrastructures et les vies humaines.
La Réserve d’eau d’extinction : le bouclier écologique
À l’inverse, la réserve d’eau d’extinction (ou bassin de confinement) est une mesure « défensive » pour l’environnement.
Lors d’un incendie sur un site à risque (comme un site classé ICPE), l’eau projetée se mélange aux produits chimiques, aux fumées et aux résidus de combustion. Cette eau devient alors un déchet toxique. Le rôle de la réserve d’extinction est de :
- Stocker ce mélange le temps qu’il soit analysé et traité par des filières spécialisées.
- Capter ces eaux souillées pour éviter qu’elles ne s’écoulent librement.
- Empêcher la pollution irréversible des sols, des nappes phréatiques et des cours d’eau voisins.
En résumé : on régule pour prévenir les pollutions, respecter un flux naturel, et répondre aux obligations légales.
Aujourd’hui, il existe peu de solutions pour avoir une réserve fiable à des prix raisonnables. Chez abeko, nous avons développé la citerne en acier galvanisé, qui s’adapte parfaitement à la problématique des eaux d’extinction.
| Caractéristiques | RÉSERVE INCENDIE | RÉSERVE DES EAUX D’EXTINCTION |
| Objectifs | Alimenter les secours | Confiner la pollution |
| Contenu | Eau propre (eau brute) | Eaux de ruissellement souillées |
| Position | En amont du sinistre | En aval du sinistre |
En conclusion
Bien que leurs noms se ressemblent, la réserve incendie et la réserve d’eau d’extinction constituent les deux faces d’une même pièce : la gestion globale du risque.
Il ne suffit plus aujourd’hui de savoir éteindre un incendie pour protéger son entreprise ou son territoire. La responsabilité des exploitants, particulièrement sur les sites classés ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), s’étend désormais à l’après-sinistre. Si la réserve incendie est le bras armé des pompiers pour sauver l’outil de production, la réserve d’extinction est le rempart indispensable contre une catastrophe écologique et juridique.